Jacques Nunez-Teodoro interview 2018 du polygraphe lotois. Jacques Nunez-Teodoro Poète. Romancier. Polars. Nouvelles. Dramaturge


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Jacques Nunez-Teodoro...

- Genre littéraire : Polygraphe : Poète. Romancier. Polars. Nouvelles (noires... et pas) Dramaturge.

- 1er livre : « Les moutons noirs » roman 2015.Le vent se lève ! (préface de Jean-Manuel Florensa)



- Depuis : « Histoire de l’autre », théâtre. 2015. ETGSO volume 27.
« Fallait pas toucher au Quercy » roman noir. 2016. Ed.du Bord du Lot)
« Juste avant l’incendie » poèmes. 2016. Ed du Bord du Lot (Préface de Yves Lopez, président Fédération française pour l’UNESCO)
« Tranches de vie » nouvelles noires. 2017. Ed du Bord du Lot.
« Ouvert le dimanche ou L’art d’accommoder les restes » théâtre.2017. ETGSO volume 32.
« L’ange aux courtes pattes ». Roman. 2018. Ed. du Bord du Lot
« Les moutons noirs » réédition, version revue et corrigée par l’auteur. 2018. Ed. du Bord du Lot
À paraitre :
- « Old Quercy blues » roman noir. 2018. Ed du Bord du Lot
- « Des nouvelles du petit peuple » nouvelles.2018. (Préface de Jean-Claude Tardif) Ed. Jean-Jacques Wuillaume.
- « Théâtre : La blanquette du dimanche. Le chant du crapaud quand vient la nuit. Dernier domicile connu. Les croisés de l’Apocalypse. 2018. Ed Jean-Jacques Wuillaume.

- Définition : Un écrivain qui ne parle pas du monde dans lequel il vit et n’essaie pas de le changer n’a pas de raison d’écrire (Camus)

- Ecrivain : comment ? Pourquoi ? Le suis-je ? Réponse contenue dans la réponse précédente, même si elle n’exclue pas de se mêler du monde et de son devenir de cent autres manières. Suis-je un écrivain ? Si l’être, c’est vendre des bouquins comme on vend de la saucisse (ou n’importe quoi d’autre), je ne le suis pas. Si être écrivain, c’est s’employer à donner vie avec une voix singulière à des gens particuliers, voire à des « choses » à la marge, je dois l’être plus ou moins, une sorte d’aède (qui ne chante pas, heureusement pour les oreilles de mes contemporains).

- Auteurs de référence : la liste est longue... Je n’ai pas d’idole...
Céline, Camus, Roth, Modiano, Kafka, Meckert, Malaquais, Grass, Gogol, Malraux, Rabelais, Diderot, Camilleri, Manchette, Montalban, Salinger, San-Antonio...(liste nécessairement incomplète :il y manque les théâtreux, Brecht, Tchéckov, Marivaux, Corman, Goldoni, Wenzel, Koltès...et, plus encore, les poètes, de Villon à Rimbaud, Verlaine, Baudelaire, Couté, Rictus. Aragon, Eluard, Desnos, Béalu, l’Anselme, Ferré, Brel, Venaille...

- Lire des livres d’un auteur pour en être proche ? Pas besoin de procéder comme l’Autodidacte de Sartre. Un auteur frère, ça se reconnait aux premières lignes, comme on distingue une passante dont on va rêver, comme on appartient de suite à un nouveau paysage.

- 10 livres : quels auteurs ? La majorité de ceux cités plus haut-quand ils en ont écrit 10... Et encore, je me répète, la liste est incomplète.

- Les salons du livre ? Je n’ai commencé qu’en 2016. Pas édité avant, ce n’était pas ma priorité, donc pas de livres. Deux ans d’expérience : je suis certain désormais que peu correspondent à mes attentes ; présenter mon travail, rencontrer des gens que la littérature intéresse, pourquoi pas des « collègues » ? J’aurais cette année « fait », comme on dit, une petite trentaine de salons, ce ne sera pas le cas en 2019 : je procéderai à un choix drastique, ne serait-ce que ne pas retourner chez ceux qui ne veulent pas entendre que sans auteurs, il n’y a pas de salon ou qui vous reçoivent par-dessus la jambe, ou encore qui pètent plus haut qu’ils n’ont le cul, par exemple en opérant des choix du genre pas deux années de rang ou carrément politiques sans oser l’avouer... Or, je suis un auteur qui n’a pas son stylo dans sa poche et ce n’est pas demain que je l’y cacherai.

- Déjà venu à Montcuq ? Oui, j’habite le Lot depuis un certain temps et j’ai beaucoup visité.

- Péripéties ? Je ne mentirai pas. Cette année, un peu, grâce à un copain correspondant du journal

- G. Coulonges. Ici non plus, je ne mentirai pas. Je le savais auteur de chansons. Je suis un fan de la chanson française, entre autres mais je n’aime guère les classements stigmatisants. Silence à la mort de Leny Escudero. Quant à la disparition de Marc Ogeret, pas un mot. J’ai lu deux ou trois de ses livres.
C’est pourquoi je participerai avec appétit à la causerie animée par Stéphane.

- Edité ou autre ? Je suis édité (plusieurs éditeurs). Je serai présent pour l’échange sur cet aspect de l’activité - raison pour laquelle je viendrai dès le samedi. Donc je ne me m’étendrai pas maintenant. Une certitude : c’est une vaste foutaise de prétendre que seuls sont édités les auteurs « valables », que la mention d’une maison d’édition sur la couverture d’un livre signe un gage de qualité.

- Mes livres et le monde : J’ai cette volonté, quand bien même on peut la considérer comme la prétention d’un orgueilleux (cf supra la citation de Camus)

- Etat d’esprit du moment ? Noir, très noir. Mais, en même temps, comme dit l’autre, « tant qu’il y a du noir, il y a de l’espoir », assurait Monsieur Victor Hugo. Cela dépend de la façon dont on s’en sert, du noir.

- Prochaines années ? Prochains livres ? Espérance de vie ? Commençons par le dernier item. « Vingt dieux, la septentaine ! », c’était dans une chanson de Marc Ogeret, précisément. Les statistiques m’autorisent une grosse dizaine d’années. Je ne goûte guère les statisticiens en la matière. Il y manque la singularité, justement, l’état du sac de viande du bonhomme, cervelle comprise. Alors ? J’espère ne pas laisser mon pote chien seul ; il ne comprendrait pas. Après les énormes entourloupes que m’a jouées Madame la Vie, en me jetant seul sur un quai avec dans mes bagages quarante années flouées, je rêve d’une belle histoire, j’attends peut-être une femme, encore que la solitude soit une compagne qui a bien des agréments. Alors ?
J’ai accepté le challenge : j’ai répondu réellement, sincèrement. Je hais le mensonge, la trahison et les faux-semblants.

Des projets en littérature ? Je n’aurais pas le temps, pas le temps (j’ai déjà entendu ça quelque part)...le noir n’est pas exempt d’humour ! Je continuerai à écrire, en priant le dieu des cabossés de m’offrir quelques lecteurs...z’et lectrices.

- Intérêt pour une interview ? Et comment ! Nous l’avions envisagé avec Philippe l’année dernière mais...Je suis preneur...et bavard !

- You tube : oui, mais je suis nul en informatique, j’ai du mal à me connecter.

Bien d’autres mots à proférer, à lancer contre l’horizon.
Hasta la vista !

Publié dans le livre du salon du livre.

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Article du 25 juillet 2018 à 17 : 12.


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